olivier
Il court, soudain il court. Chien mouillé, il court. D’instinct l’itinéraire d’un hasard heureux. Il court, le cœur bat dans sa gorge, souffrir, courir, ne plus accueillir la mélancolie, la peur... Rue Alain... relire « Propos sur le bonheur »...
Il court, il court et le soleil l’aspire... L’asphalte colle aux Reebok et sa folie transpire L’amour est enfant de putain, Une teigne assoiffée plantée dans le cul d’un chien, Un portable éteint vidé qui n’a jamais sonné. La pile coule dans son cou de la clé USB, Alors il court, il court contre la mort... Et marmonne sa haine des retours au port.
Un jour.... Il est Denis Hopper,
Il marche nu dans le désert
Serre dans ses mains rougies la pierre
Troquée contre son âme, en enfer.
Devant lui la vallée où la mort appareille Un pas de plus... 1,2,3 soleil... Le soleil sur sa nuque illumine la rivière.
Lentement il se tourne, la main en visière... Il a oublié Louise, il a aimé Thelma, Il avance... Un pas, puis un pas... Puis un pas... Pas avide, en vie,
Un pas… et il sourit, guéri ?

